France 3 Poitou-Charentes : l’hébergement d’urgence à Poitiers 06-02-14

La journaliste : « Et pour évoquer cette situation, nous accueillons Jacky Prieur, bonjour, vous être président de la Croix Rouge dans le département de la Vienne, très franchement quand l’équipe est revenue de tournage on a tous été très étonné de l’ampleur de ce phénomène. Est-ce qu’il y a une raison ? Est-ce que c’est explicable ? » JP : « Tout à fait comme ça a été dit dans le reportage, depuis un an on a une augmentation importante alors pour différents facteurs. Déjà par rapport aux personnes qui viennent déposer une demande d’asile, Poitiers étant ville régionale, c’est le lieu incontournable, là une demande significative. D’autre part, nous avons été missionnés pour l’accueil des femmes victimes de violences conjugales, donc on a une mission complémentaire qui fait qu’il y a aussi les demandes qui s’intègrent dans le dispositif. Et puis récemment sur Poitiers ces familles d’origine Rom qui étaient dans des lieux qui nécessitaient un accompagnement et une orientation. » « Alors comment ça se passe quand ces squats par exemple sont expulsés, est-ce que la préfecture vous donne de l’argent supplémentaire pour pouvoir les envoyer dans des hôtels ? » Pas seulement pour ce type de population, mais pour l’ensemble des populations dont je viens de parler à l’instant, nous avons été entendus dans l’année et demie qui vient de s’écouler sur la nécessité de répondre aux besoins croissants qui se posaient et donc de pouvoir trouver des solutions d’hébergement et aussi d’accompagnement social parce que je crois qu’il est important de dire qu’il y a la dimension humaine du premier accompagnement et de la mise à l’abri, mais il y a aussi tout l’accompagnement et là nous avons aussi été entendus sur ce qui se passe après ». « Donc quand Sandrine Lecrere dit : « est-ce qu’il y aura de nouvelle aides allouées ? » la réponse c’est oui vous l’avez déjà ? » « Pour l’instant, je n’ai pas de réponse à 100 pour 100 mais en tout cas jusqu’à maintenant nous avons été entendus dans le fait d’exprimer des besoins et d’apporter des réponses. C’est vrai que notre visibilité sur une catégorie bien spécifique pour l’instant ça reste un point d’interrogation ». « Alors justement autour de 134, 135 SDF sur Poitiers est-ce que ça veut dire que les structures sont insuffisantes aujourd’hui ? » « On ne peut pas parler à proprement dire de SDF. Ce sont des personnes qui sont en demande d’asile, ce sont des personnes de droit commun qui ont la nationalité française, ce sont des personnes victimes de violences conjugales, je crois que la notion de SDF elle n’a plus court sauf exception comme on a vu le monsieur dans le reportage. Autrement, globalement nous arrivons à répondre à environ 85% des demandes. Alors vous allez me dire, il reste 15% de non résolu. C’est des situations effectivement qu’on essaie d’appréhender. Le relais doit être pris par d’autres associations mais il reste encore des points d’interrogation et nous nous efforçons à chaque fois d’exprimer des besoins et de tenter de trouver des réponses ».

« Merci beaucoup Jacky prieur pour ces, donc, précisions concernant l’hébergement d’urgence sur Poitiers. »

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